Marco Negri: « Perugia sera toujours dans mon cœur »

Marco Negri, ex-attaquant (entre autres) de Perugia et des Rangers, désormais âgé de 47 ans, fait partie de cette catégorie d’attaquants comme on en fait plus. Véritable renard des surfaces possédant un sens du but chirurgical et des statistiques folles, Negri fait partie de ces joueurs authentiques et naturels mais sous-cotés tout au long de leur carrière. Vous ne le connaissez d’ailleurs sans doute pas ou, à la rigueur, peu: SerieBellissima est là pour rattraper ce déficit footballistique. Entretien avec le buteur milanais.

Ta carrière professionnelle a démarré en 1988 à seulement 17 ans avec l’Udinese, alors en Serie B. Malheureusement, tu peines à t’y imposer et cette situation se répète à Novara, où tu es prêté en 1989. Mentalement, cela devait être très difficile…

Effectivement, l’Udinese a été le club qui m’a fait grandir en tant que joueur. J’ai réalisé toutes mes classes là-bas, évoluant dans toutes les différentes équipes de jeunes. A l’âge de 17 ans, j’ai effectué mes premiers pas à Udine en tant que professionnel. Novara a également été une expérience cruciale pour moi, étant donné que c’était la première fois que je m’éloignais de ma famille. Durant cette période plutôt compliquée, je n’ai jamais arrêté de penser positif et rêver en grand: ma passion pour le football était énorme et je n’ai jamais perdu confiance dans ma capacité à réussir.

En 1991, après trois premières saisons mitigées avec l’Udinese et Novara, tu décides de partir à Ternana. Avec les rossoverdi, tu joues ta première saison complète, marque 5 buts en 32 matchs et remporte la Serie C. Ta carrière décolle vraiment à ce moment…

Ternana était mon premier transfert car j’avais déjà joué autre part qu’à Udine, en l’occurence à Novara, mais seulement en prêt. Cette fois vendu définitivement, on attendait beaucoup de moi. La Serie C d’alors était un championnat dur, âpre, très physique et compétitif. A la fin de la saison, nous parvenons à remporter le championnat et j’ai vraiment montré mon talent à l’ensemble du football professionnel italien. Quelques équipes importantes commençaient à s’intéresser à moi…

Lors des saisons 1992-1993 et 1993-1994, tu joues pour deux nouveaux clubs: respectivement Cosenza en Serie B et Bologna en Serie C. Cependant, tes statistiques ne sont pas extraordinaires: 49 matchs joués, 12 buts marqués. A cette époque, tu n’es pas vraiment considéré comme un buteur de « classe européenne » en puissance…

Ce n’est pas faux, mais j’étais encore très jeune et j’apprenais chaque jour de mes erreurs commises sur le terrain. Durant cette dure période, la chose la plus importante était de ne jamais perdre sa propre confiance et garder de l’ambition. De plus, mes qualités footballistiques correspondaient plutôt aux notions de dureté et de combativité: j’allais toujours de l’avant, courant énormément pour l’équipe, créant des occasions pour mes coéquipiers…

Marco Negri et son coéquipier Luigi de Rosa, lors de la saison 1992-1993 avec Cosenza. Via laststicker.com

En 1994, tu fais ton retour en Calabre, à Cosenza. Avec les rossoblù, tu réalises une saison fantastique et bat ton record de buts personnels: 19 inscrits en 34 rencontres disputées. Comment t’es venu ce sens du but si développé ? Cette saison a été un déclic pour le reste de ta carrière ? 

Cette équipe était incroyable: grands joueurs, grands coéquipiers et un coach magnifique en la personne d’Alberto Zaccheroni. Cette saison-là, je jouais à l’avant dans une position centrale, laissant les autres courir autour de moi afin de me concentrer sur mon travail: finir les actions dans la surface de réparation. Des coéquipiers talentueux tels que Palmieri, De Rosa, Marulla, etc… faisaient la différence. J’ai appris très rapidement comment être « froid » devant le gardien pour ne pas faire disparaître l’énorme travail de l’équipe. A la fin de la saison, nous avons fini très fort, l’équipe jouait un football très agréable. Personnellement, j’ai réussi à battre mon record personnel de buts sur une saison en en inscrivant 19, sans compter les penaltys. J’étais un des meilleurs joueurs de Serie B à ce moment: ma confiance était forte et me poussait à viser toujours plus loin, toujours plus haut.

Décidément, tu es un véritable « italien-trotter ». En 1995, tu décides de t’engager avec le club phare de l’Ombrie, Perugia, où tu réaliseras deux magnifiques saisons. Lors de la première, tu inscris 18 buts, contribuant ainsi fortement à la montée des grifoni en Serie A: et lors de la deuxième, tu marques 15 buts ! Tu étais littéralement « en feu » là-bas. Qu’est-ce qui t’as fait te sentir aussi à l’aise ? Quelle était ta relation avec les tifosi ?

Perugia était l’étape finale. Mon rêve d’enfant de jouer en Serie A se concrétisait enfin et j’étais si fier, car j’ai gagné ce privilège sur le terrain, en aidant l’équipe à monter lors d’une saison brillante où j’ai marqué beaucoup de buts. A l’époque, la Serie A était le championnat le plus important, celui qui comportait le plus de valeur: des dizaines de joueurs incroyables, comme Zidane ou Weah… J’ai montré à tout le monde que j’étais prêt pour ce challenge et je me suis installé parmi les meilleurs buteurs du championnat, en inscrivant 15 buts sans les penaltys. Perugia sera toujours dans mon cœur, car les tifosi sont si bouillants et passionnés: ils représentent vraiment l’idée de « 12ème homme » durant le match.

Marco Negri lors de la saison 1996-1997 avec Perugia. Via laststicker.com
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Premier triplé de Negri en Serie A contre Bologne, son… futur club. Via le facebook de l’ex-attaquant italien.

D’ailleurs, en y repensant, tu as joué pour Ternana avant de jouer à Perugia, et nous connaissons si bien la grande rivalité qui existe entre les deux clubs, en quête de la suprématie ombrienne. Comment t’ont alors accueilli les tifosi perugiani ?

En effet, la rivalité est vraiment profonde, ancrée, historique. Mais marquer beaucoup de buts et gagner un titre (Serie B) m’a aidé à être immédiatement adopté et aimé.

Mis à part la descente de Perugia en Serie B lors de la saison 1996-1997, qu’est-ce qui t’a poussé à partir en Ecosse ?

Entre autres, c’était l’occasion pour moi de découvrir un nouveau style de football, avoir la chance de jouer aux côtés de grands joueurs tels que Laudrup ou Gascoigne, ou encore pour l’ambition de jouer à un très haut niveau, en Ligue des Champions par exemple.

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Marco Negri, un style inimitable. Via alamy.com

En 1997, tu arrives donc aux Glasgow Rangers en provenance de Perugia avec un certain… Gennaro Gattuso, actuel entraîneur de l’A.C Milan. Était-il déjà si combatif et hargneux ?

Rino (surnom de Gattuso, NDLR) était très très jeune, mais déjà si concentré sur sa carrière. Il a montré en Ecosse toute son attitude et son potentiel: il était énormément apprécié par les fans à cause de son mental de gagnant. En définitive, il a vraiment tout gagné.

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Gennaro Gattuso félicite Marco Negri après que ce dernier ait marqué pour les Gers. Via sundaypost.com

Quelle est ta relation avec Gattuso ? Tu as toujours des contacts avec lui aujourd’hui ?

J’étais, il y a quelques semaines de cela, à Milanello pour le rencontrer et regarder quelques séances d’entraînements du Milan, vu qu’il est à présent le coach des rossoneri. Il est toujours l’homme sympa avec lequel j’ai joué en Ecosse, et je lui souhaite tout le meilleur pour sa nouvelle carrière de manager.

Qu’as-tu aimé dans le championnat écossais, et comment as-tu fait pour t’y adapter si rapidement alors que physiquement, tu n’étais pas un « monstre » (1m80 pour 78 kilos à l’époque) ?

Le football en Ecosse est si dur, fort, rapide… Le rythme d’un match est tellement électrique, l’atmosphère dans le stade est incroyable: les fans poussent les joueurs à donner tout ce qu’ils ont, et Ibrox Park en est le meilleur exemple. J’étais prêt pour ce grand défi, je venais du championnat le plus difficile du monde en ayant déjà affronté les plus fabuleux défenseurs de la planète tels que Cannavaro, Nesta, Maldini… De plus, jouer aux côtés de Laudrup et Gascoigne dans une des plus grandes équipes des Rangers m’a rendu la tâche facile en attaque.

Un mot sur les ambiances écossaises. Jouer et marquer dans un stade rempli d’histoire comme Ibrox Park devait quelque chose d’incroyable…

Le plus bel endroit où j’ai joué. 50 000 personnes qui aiment tellement le club, les joueurs, le football, et qui sont prêts à te pousser pendant plus que 90 minutes. Très fier et honoré d’avoir pu jouer dans un aussi grand club que les Rangers.

Marco Negri lors de la saison 1997-1998 avec les Glasgow Rangers. Via laststicker.com
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Negri dribble facilement le gardien de St Johnstone, Alan, pour s’en aller marquer dans le but vide. Via alamy.com

A ton époque avec les Gers, tu avais des stats dignes d’un Messi ou d’un Ronaldo d’aujourd’hui: 32 buts en 29 matchs pour ta première saison et 23 buts inscrits durant les 10 premiers matchs de ta seconde saison ! Prends-tu aujourd’hui, avec le recul, conscience de tes performances ?

Effectivement, mon début de saison était incroyable et c’est d’ailleurs ce qui reste encore aujourd’hui dans l’esprit de la plupart des fans des Rangers. J’étais vraiment en feu. Et même si le football écossais n’était pas au même niveau que le football italien ou espagnol, inscrire des buts de partout est loin d’être facile.

La saison 1997-1998 peut être considérée comme la meilleure de ta carrière: meilleur attaquant du championnat avec 32 buts, 5ème au Soulier d’Or, 91ème au Meilleur joueur de l’année FIFA… Quels sont tes meilleurs souvenirs de cette année ?

Mon match parfait contre Dundee United. Ce jour-là, j’ai inscrit 5 buts en un match (victoire finale des Gers 5-1, NDLR), une chose à laquelle je n’aurais jamais pu rêver lorsque j’étais enfant. Après, mon but le plus important fut celui inscrit durant le « Old Firm » contre le Celtic, qui représente beaucoup pour moi mais aussi pour les fans des Rangers.

Tes célébrations discrètes de tes buts marqués faisaient la sensation à l’époque parmi les supporters et la presse britannique. C’était quelque chose que tu recherchais ?

J’ai beaucoup de photos de moi en train de sourire et de célébrer après un but pour les Rangers. J’étais vraiment heureux au fond de moi, mais peut-être que je ne montrais pas assez mes sentiments aux fans… Rien n’était préparé, c’était juste ma façon d’être depuis que j’ai démarré en Italie.

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Marco Negri félicité par Charlie Miller, l’ex-numéro 10 des Rangers. Via alamy.com

Ewan Chester, alors celui qui t’a repéré pour les Rangers lorsque tu étais à Perugia, disait lors de ton recrutement que tu n’étais pas quelqu’un qui travaillait dur pour l’équipe, mais plutôt un homme parfait pour marquer 30 buts par saison. Quelque part, tes statistiques et ton style de jeu à Glasgow ne l’ont pas fait mentir…

Chaque joueur possède son propre profil et moi, j’étais un joueur de surface: je me focalisais uniquement sur le fait de concrétiser les opportunités qui se présentaient à moi. Je n’avais pas besoin de beaucoup d’occasions pour marquer. Cependant, j’admets que je n’étais pas très enthousiaste pour courir de partout, mais je connaissais mon travail.

Après ces deux belle saisons, des blessures viennent gâcher le reste de ta carrière, comme celle à l’œil provoquée durant un match de squash avec ton coéquipier d’alors aux Rangers, Sergio Porrini. J’imagine que ces blessures à répétition sont tes vrais regrets ? Parce qu’en plus, en dehors de celles-ci, à chaque fois que tu revenais, tu marquais.

Quels regrets !! J’étais au sommet de ma carrière, je jouais pour un club incroyable, je marquais presque à chaque match. Et puis durant un jour de repos, j’ai décidé d’aller jouer au squash avec Porrini, mon coéquipier: bang ! Ma rétine a été affectée, je ne pouvais plus voir proprement et évidemment je n’ai pas pu garder mon rendement sur le terrain. Quand tu joues au football, tu t’attends toujours qu’une blessure arrive au cours du jeu, comme une rupture des ligaments par exemple. Mais crois-moi, une balle de squash dans mon œil au meilleur moment de ma vie est quelque chose de vraiment très difficile à accepter.

Ta carrière est donc assez spéciale. Après avoir achevé cinq saisons de très haut vol sous les couleurs de Cosenza, Perugia et des Rangers, tu entames alors une sorte de « traversée du désert » entre 1999 et 2002, suite à plusieurs blessures. Finalement un peu comme au début de ta carrière… 

Après cette blessure bizarre à l’œil, j’étais dans un tunnel de problèmes: une pneumonie, puis une fracture de stress, puis une ancienne douleur dûe à une hernie qui se réveille… Je n’étais plus en forme, loin d’être à 100%. J’ai alors fait de mon mieux pour revenir à mon meilleur niveau mais ma condition physique ne m’en a jamais donné l’opportunité.

Marco Negri EXCLUSIVE: The truth about Rangers, Sergio ...
La carrière de Negri aurait pu être bien différente sans une accumulation de blessures au début des années 2000…. Via dailyrecord.uk

D’ailleurs, en 2000, tu as été classé par un journaliste du Guardian parmi les « 10 pires recrues étrangères de tous les temps » alors que tu as inscrit tellement de buts pour les Rangers en seulement deux saisons. A l’époque et même maintenant, tu prêtais attention à ce genre d’article, à ce que disait la presse ?

Il est vrai que cet article ne me rend pas heureux, mais cela fait partie du jeu et j’en suis conscient. Tout ce que je sais, c’est que je suis fier d’avoir porté le maillot des Rangers, d’avoir donné toujours mon maximum. Quand j’étais en forme, j’ai prouvé à tout le monde avec mes buts et mes performances ce dont j’étais capable. Plus que cet article, ce que pense les fans de moi représente bien plus, et c’est ce qui me rend heureux et satisfait.

Après cette période noire, comme un buteur éternel, tu parviens à revenir à un bon niveau en 2002, en signant avec Livorno. Pour le prouver, tu inscris pour ton premier match à domicile un triplé contre… ton ancien équipe, Cosenza. J’imagine que cela devait être un moment très spécial émotionnellement parlant… 

Après tant de saisons sombres, de dures blessures et de jours tristes durant lesquels j’ai pensé à arrêter ma carrière de footballeur, Livorno m’a donné une opportunité incroyable d’être de retour dans le football. Je voulais me prouver à moi-même ainsi qu’à tout le monde que je n’étais pas fini, et c’est ce que j’ai fais à ma façon, en inscrivant un beau triplé contre Cosenza, mon ancienne équipe. Je me souviens qu’à ce moment, j’étais tellement heureux, je pouvais enfin me débarrasser de tous mes mauvaises pensées.

Ta saison avec Livorno est très honorable: 8 buts marqués en 19 matchs disputés. Mais pour la saison suivante, celle de 2003-2004, tu décides de retourner à Perugia. C’était en quelque sorte une manière de « boucler la boucle » ? Tu désirais vraiment porter ce maillot une dernière fois ?

A vrai dire, je connaissais la direction de Perugia et ils m’ont demandé si je pouvais faire mon retour afin d’aider l’équipe, qui à l’époque en Serie B, se trouvait dans une période financière assez délicate. J’ai toujours été proche de Perugia car la ville et les tifosi m’ont tellement apporté dans le passé, m’ont vraiment aidé à faire progresser mon jeu et ma carrière. C’était donc le bon moment pour donner quelque chose lorsqu’ils en avaient besoin… La boucle était bouclée ! Je n’ai joué seulement que trois matchs, mais chaque minute avec ce maillot est à jamais gravé dans mon cœur.

Perugia, una maglia al museo e l'abbraccio dei tifosi ...
Marco Negri devant la Curva Nord Perugia qui l’a accueilli très chaleureusement à l’occasion de l’exposition de son maillot au musée des grifoni. Via umbri24.it

Après avoir décidé de prendre ta retraite à la suite de ton dernier passage à Perugia pour prendre soin à plein temps de ta famille, tu as récemment entraîné les attaquants de l’Udinese, en Serie A. Envisages-tu un jour de devenir coach principal ? As-tu déjà été contacté pour un tel poste ?

Entraîner les attaquants correspond à ce que j’aime faire sur le terrain, et je suis confiant quant au fait d’avoir les qualités pour bien le faire. Mon expérience avec l’Udinese en Serie A a été incroyable et j’espère vraiment avoir une nouvelle chance dans le futur. Je n’ai pas l’intention d’entamer une carrière d’entraîneur principal, mais on ne sait jamais dans le futur…

Dernière question Marco: si tu devais ne garder qu’un coéquipier et un club de ta carrière, lesquels seraient-ce ?

Je dirais les Rangers et Paul Gascoigne, mon favori.

En guise de conclusion à ce long entretien, je tenais à remercier vivement Marco pour son incroyable gentillesse et sa grande disponibilité. D’ailleurs, si cette interview vous a plu et que vous souhaitez en apprendre encore plus sur l’ex-buteur italien, n’hésitez pas à vous procurer son livre autobiographique nommé « Moody Blue: the story of mysterious Marco », co-écrit avec l’auteur anglais Jeff Holmes et disponible dans la langue de Shakespeare. Il a d’ailleurs été nommé parmi les meilleurs autobiographies internationales lors des « Cross Book Awards » 2016… Un autre livre, écrit cette fois-ci en italien, existe aussi: « Marco Negri, più di un numero sulla maglia ». Voici quelques images des deux ouvrages, toutes tirées du compte Twitter de Marco Negri:

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Théo Sivazlian.                                                                                                                                 theo.sivazlian@gmail.com

2 commentaires sur “Marco Negri: « Perugia sera toujours dans mon cœur »

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  1. Superbe interview d’un buteur que je ne connaissais pas, simple héros du foot qui a vadrouillé, et qui a des trucs à dire, juste génial, on en veut plus des entrevues comme celle-ci 😀😉

    Aimé par 1 personne

    1. Merci énormément Carlos, c’est un grand plaisir de pouvoir lire un tel commentaire ! C’est justement la fonction même du site, de faire découvrir à nos lecteurs des joueurs assez méconnus mais qui auraient mérité ou méritent d’être plus mis en valeur. Et ne t’inquiète pas, d’autres articles et entretiens viendront au fil du temps ! 🤗
      Merci encore et passe de bonnes fêtes de fin d’année ! 🥂🎅

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